Joseph d’Alessandro

 

Depuis 2021 – Chargé de Recherche CNRS

Institut Jacques Monod, Université Paris Cité. Équipe Adhésion Cellulaire et Mécanique.

Dynamique de la polarité cellulaire individuelle et collective.

2016-2021 – Post-doctorat

Institut Jacques Monod, Université Paris Cité. Équipe Adhésion Cellulaire et Mécanique (B. Ladoux & R.M. Mège).

Mouvements collectifs et mécanique des tissus épithéliaux.

2012-2016 – Thèse de physique

Institut Lumière Matière, Université Claude Bernard Lyon 1, équipe Biophysique. Sous la direction de Jean-Paul Rieu et Charlotte Rivière.

Régulation collective de la motilité amibienne : rôle des interactions à courte et longue portée dans la phase végétative de Dictyostelium discoideum.

 

Dans de nombreux contextes, au cours de la vie des organismes pluricellulaires mais aussi chez certains unicellulaires « sociaux », les cellules se déplacent individuellement ou collectivement, de façon plus ou moins coordonnée. Je m’intéresse spécifiquement à la classe de cellules eucaryotes dites « adhérentes », parfois aussi nommées « mésenchymateuses », qui se propulsent en utilisant la polymérisation et la contraction asymétriques, polarisées, de leur cytosquelette d’actine. Ainsi, ces cellules peuvent être considérées comme un type particulier de particules actives polaires, en interaction.

Je m’intéresse à la régulation de cette polarité à différents niveaux :

  • Dynamique de la polarité cellulaire: la polarité de la cellule n’est pas un objet unique défini de façon fixe, mais plutôt un ensemble d’asymétries émergeant du couplage entre différents composants de la cellule. J’étudie notamment comment les extrémités de la cellule se définissent en tant qu’ « avant » et « arrière » non seulement par leur activité protrusive spontanée, mais aussi par leur interaction réciproque.
  • Interactions de contact et mouvements collectifs: j’explore l’hypothèse selon laquelle le mouvement collectif des tissus épithéliaux repose principalement sur des interactions locales entre cellules voisines. Dans ce cadre, je me demande notamment comment « CIL » (Contact Inhibition of Locomotion, un effet de répulsion entre voisines) et « CFL » (Contact Following of Locomotion, une tendance des cellules à se suivre) se combinent pour donner lieu à des mouvements coordonnés.
  • Empreinte cellulaire: les cellules modifient le substrat sur lequel elles se déplacent en déposant une « empreinte », qui en retour modifie leurs trajectoires – elles ont tendance à rester sur leur propre empreinte. J’étudie les effets de cette empreinte sur la polarité cellulaire, à l’échelle de la cellule unique comme à l’échelle du groupe.

Pour aborder ces questions, je m’appuie sur des expériences de migration cellulaire en géométrie contrôlée. J’utilise des cellules issues de lignées épithéliales, déposées sur des substrats micro-imprimés, de sorte que leurs déplacements sont confinés, le plus en souvent le long de rails quasi-unidimensionnels. Je peux ainsi définir plus aisément des observables liées à la dynamique globale ou interne des cellules (trajectoire, champ d’activation de protéines, forces exercées sur le substrat) et faire le lien avec des descriptions issus de la physique de la matière active.

 

 

 

2026 – 2023 | ANR JCJC Petit PouCell | 330 000€

Empreinte cellulaire : couplage local et conséquences à long terme des rétroactions entre dynamique du substrat et migration cellulaire. 

 

  • Chase Broedersz, Vrije Universiteit Amsterdam – Collaboration récente sur l’inférence statistique de modèles dynamiques de migration à partir des données.
  • Raphaël Voituriez, Laboratoire Jean Perrin, Paris – Collaboration de longue date sur des modèles de marches aléatoires.

 

  • Étudiante en thèse – Clémence Thiant | depuis 2023, Ligue contre le cancer – Mécanobiologie de l’invasion tumorale collective en brins de cellules : rôle des jonctions cellule-cellule dans la coordination des polarités cellulaires.

     

  • Stagiaires – 3 étudiant·e·s en master 1 et 2 en master 2.

 

2023 – 2024 | Centre d’enseignement de Pasteur | Biologie Moléculaire et Cellulaire

24h annuelles de travaux pratiques : micro-fabrication, culture cellulaire, analyse de données.

 

Google scholar

Sélection de publications

  • Le mouvement collectif de cellules épithéliales expliqué par les interactions de paires de cellules : Bertrand et al. Clustering and ordering in cell assemblies with generic asymmetric aligning interactions. Phys. Rev. Res. 6, 023022 (2023).

  • « Gaz » et « gouttes » de cellules de Dictyostelium: Carrère et al. Microphase separation of living cells. Nat. Commun.14, 796 (2023).

  • Les cellules épithéliales se comportent comme des marcheurs aléatoires auto-attractifs :  d’Alessandro et al. Nat. Commun. 12, 4118 (2021).

  • Les monocouches de kératinocytes se comportent comme des solides actifs polaires : Peyret et al. Sustained oscillations of epithelial cell sheets. Biophys. J. 117 464–478 (2019).

  • Une mémoire interne des collisions entre cellule accélère l’étalement de colonies de Dictyostelium:  d’Alessandro et al. Contact enhancement of locomotion in spreading cell colonies. Nat. Phys. 13, 999–1005 (2017).

 

Depuis 2026 | Référent Risques PsychoSociaux de l’unité | Institut Jacques Monod

Depuis 2025 | Membre du conseil d’unité, nommé | Institut Jacques Monod

2019 – 2021 | Membre du conseil d’unité, élu collège C (doctorants et post-doctorants) | Institut Jacques Monod