Eva Maria Geigl – Elue membre titulaire de la 4ᵉ section de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer

L’Institut Jacques Monod est fier d’annoncer l’élection de Eva-Maria Geigl, directrice de recherche émérite CNRS, en tant que membre titulaire de la 4ᵉ section de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer.

Cette élection vient saluer le parcours scientifique d’Eva-Maria Geigl, ainsi que ses contributions majeures à la recherche. Spécialiste en paléogénomique, elle étudie l’ADN ancien afin de retracer l’histoire évolutive des populations humaines et de la domestications des animaux. Ses travaux contribuent à enrichir les connaissances sur les sociétés anciennes, leurs modes de vie et leurs interactions avec leur environnement.

Son élection en tant que membre titulaire de la 4ᵉ section de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer témoigne de la reconnaissance de son expertise scientifique et de l’importance de ses recherches pour l’avancement des connaissances. Elle souligne également la place essentielle de la recherche fondamentale dans la compréhension des grands enjeux scientifiques et historiques liés aux sociétés humaines et à leur évolution.

La 4ᵉ section de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer

Consacrée aux sciences physiques, naturelles et biologiques, ainsi qu’à leurs applications, la 4ᵉ section de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer compte 40 membres, dont 20 membres titulaires et 20 membres correspondants. Ses membres sont élus en reconnaissance de leurs ouvrages, études, travaux et recherches contribuant aux missions de l’Académie, ou des services éminents qu’ils rendent au développement culturel, scientifique, économique, technique et humain des pays d’outre-mer.

Biographie

Eva-Maria Geigl effectue une carrière universitaire scientifique. Elle exerce les fonctions de Directrice de recherche émérite au CNRS (dès 2024).

Titulaire d’un examen scientifique de l’État en biologie et chimie « Wissenschaftliches Staatsexamen » (1983), elle est Docteur ès sciences naturelles à Ludwig-Maximilians-Universität München, Alle magne (1987).

Chercheure doctorale au Département de Biologie des Radiations à la « Gesellschaft für Strahlen- und Umweltforschung », München-Neuherberg, Allemagne (1983-1987), elle poursuit comme chercheure postdoctorante au Département de Pathologie Moléculaire et Cellulaire à la « Gesellschaft für Strahlen- und Umweltforschung » (1988) avant d’émigrer aux États-Unis, comme chercheure-boursière (bourse de la « Deutsche Forschungsgemeinschaft DFG ») au « Stanford Medical Center », Département de Génétique, HHMI, Stanford, USA (1989-1991). Chercheure postdoctorante à l’Institut de Virologie Moléculaire en Allemagne (1991), elle est ensuite boursière au Laboratoire de Génétique Moléculaire, Institut Jacques Monod, Universités Paris VI et VII, programme de recherche franco-allemand, CNRS/AGF (1992). Elle continue au même endroit avec une bourse de l’Association de Recherche contre le Cancer (1992-1993), puis avec une bourse « Marie Curie » (Programme “Capital Humain et Mobilité”, Communauté Européenne (1993-1995). Nommée chercheure européenne (Investigateur principal de l’équipe française dans des réseaux de la Communauté Européenne) à Institut Jacques Monod, Universités Paris VI et VII (1996-2003), elle s’oriente en paléogénétique et anime une équipe à l’Institut Jacques Monod (2003).

Elle est habilitée à diriger la recherche « A la recherche des génomes perdus » à l’Université Paris VII Denis Diderot, UFR de Biochimie (2007) et est promue Directrice de recherche au CNRS 2ème classe (2008). Elles est responsable du réseau thématique du CNRS sur programme « Paléogénétique de l’Homme et de son Environnement » (2008-2011) et membre du comité de pilotage de l’Action interdisciplinaire de recherche « archéométrie » (2010-2011). Membre du comité scientifique du réseau CAI-RN (compétences archéométriques interdisciplinaires – réseau national) Archéométrie du MRCT puis de la MITI du CNRS (2011-2021), également membre du groupe de travail pour la mise en place de protocoles de prélèvements et d’analyses sur l’os humain ainsi que sur la conservation des échantillons, pour le ministère de la Culture (2020-2022), elle est co-responsable de l’équipe « Epigénome & Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod et responsable du « Pôle de paléogénomique et taphonomie moléculaire » (2009-2024). Enfin, elle a la responsabilité du partenariat français du projet européen WIDESPREAD-05-2020 – Twinning: « Mapping The Neolithic Expansion In The Mediterranean: A Scientific Collective To Promote Archaeogenomics And Evolutionary Biology Research In Turkey” (H2020-WIDESPREAD-2020-5; CSA 952317; NEOMATRIX (2021-2024).

Elle est nommée Directrice de recherche au CNRS 1ère classe (2021), puis Directrice de recherche émérite (2024) et dirige et co-dirige une douzaine de thèses, organise des ateliers, des colloques et des expositions. Particulièrement sensible à l’importance de la diffusion large des connaissances scientifiques, elle s’investit dans la vulgarisation de la recherche auprès du grand public d’articles, de conférences, expositions, entretiens radio, émissions télévisuelles, films, podcasts et articles de vulgarisation.

Eva-Maria Geigl est élue membre titulaire de la 4e section de l’Académie des sciences d’outre-mer le 03/07/2026.