Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2016

Charlène Gayrard, doctorante à l’Institut Jacques Monod est lauréate de la Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2016.

Son projet a été retenu avec 30 autres boursières parmi plus de 1000 candidatures par un jury indépendant présidé par le professeur Meunier, président de l’Académie des sciences qui a tenu à récompenser l’excellence scientifique de leurs travaux de recherche novateurs, ainsi que la capacité de ces boursières à transmettre leur passion pour la science aux générations futures. C’est d’ailleurs, ce qu’elles ont fait à l’occasion de la journée « Génération Jeunes chercheuses » le 12 Octobre à L’Institut Pasteur.

Au cours de la vie, les cellules qui nous constituent sont soumises à des contraintes mécaniques provenant de nos propres mouvements ou des contacts avec notre environnement. Ces contraintes peuvent entrainer des modifications du comportement et du devenir de la cellule: sa migration aussi bien que son adhérence, sa prolifération ou encore sa différenciation. Or, des dysfonctionnements dans la réponse de la cellule à ces contraintes sont susceptibles d'être impliqués dans certaines maladies.

Alors que cette science de la "mécanotransduction" est essentielle à explorer, elle reste mal connue car elle requiert des techniques de mesure à des échelles inférieures à celle de la cellule. Charlène Gayrard au sein de l’équipe  "Mécanotransduction : de la surface de la cellule à son noyau" à l’Institut Jacques Monod du CNRS et de l’Université Paris Diderot,  fait partie des pionniers du domaine avec une solution originale : insérer un ressort nanoscopique (dérivé de la protéine de la soie d'araignée) au sein des molécules impliquées dans cette mécanotransduction.

Elle a ainsi démontré qu’un changement de tension mécanique dans certaines molécules à la surface de la cellule est associé à l’activation de certains gènes. Cette transmission de signal mécanique est effectuée par des protéines qui jouent les messagers entre la surface cellulaire et le noyau. Spécifiquement, Charlène Gayrard a identifié la bêta-caténine et la cadhérine, deux molécules connues pour être déréglées dans de nombreux cancers, et dont la compréhension du fonctionnement pourrait ouvrir la voie vers de nouvelles méthodes de diagnostic et de thérapie.

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