Toutes les actualités de l'IJM depuis 2010

  • Janvier 2018 : Comment un processus de mécanotransduction entre complexes d'adhérence cellulaire entraîne l’activation de la voie ß-caténine

    La ß-caténine est un cofacteur de transcription majeur dont on pense que la phosphorylation mécaniquement induite provoque sa libération de l'E-cadhérine. Cependant, les preuves de ce mécanisme font défaut. Dans un article publié en ligne le 8 janvier 2018 dans le Journal of Cell Biology, l'équipe de Nicolas Borghi montre plutôt qu'au cours de la transition épithéliale-mésenchyme, le remodelage du cytosquelette provoque une relaxation de tension de l’E-cadhérine et une translocation de la membrane au noyau de la ß-caténine. Ce phénomène est induit par l’activation de FAK, dépendant du confinement multicellulaire et de Src, mais est indépendant de la phosphorylation de la ß-caténine.

  • Janvier 2018 : lauréat 2017 de l’appel à projets CNRS-Momentum

    Ce nouveau programme lancé en 2016 par le CNRS récompense des talentueux jeunes scientifiques, leur permettant de mener de façon indépendante un projet innovant au sein d'un laboratoire du CNRS. Serge Dmitrieff, chercheur à l’Institut Jacques Monod dans l’équipe Organisation spatiale de la cellule, est lauréat de l’appel à projets 2017 CNRS-Momentum, pour son projet sur l'auto-organisation de la polarité et de la croissance cellulaire.

  • Décembre 2017 : Une topoisomérase sépare des chromosomes enchevêtrés en ne coupant qu’un seul brin d’ADN !

    Un groupe de chercheurs de l’Institut Jacques Monod (UMR Université Paris Diderot-CNRS) et du «Baylor College of Medecine » de Houston (USA), supervisé par le Professeur Marc Nadal, a montré pour la première fois qu’une enzyme coupant transitoirement un seul brin de la double hélice d’ADN était capable de réaliser, seule, la séparation des chromosomes enchevêtrés. Ce travail est publié en ce mois de décembre 2017 dans la revue « Nucleic Acids Research ».

  • Décembre 2017 : Un nouveau gène responsable d'insuffisance ovarienne prématurée

    L’équipe de Reiner Veitia à l’Institut Jacques Monod (UMR Université Paris Diderot-CNRS) en collaboration avec celle de M. Misrahi de l’Université Paris-Sud découvre une mutation dans un gène, qui conduit à une ménopause précoce. Cette pathologie affecte 1% des femmes de moins de 40 ans et aboutit le plus souvent à une infertilité. Malgré des progrès récents dans son diagnostic moléculaire, les causes de cette pathologie sont inconnues dans la plupart des cas.

  • Décembre 2017 : Le développement du ver segmenté marin Platynereis filmé de l'oeuf jusqu'à la larve

    Dans un manuscrit publié par le journal eLife, Duygu Özpolat, chercheuse post-doctorale de l'équipe "Evolution et Développement des Métazoaires", en collaboration avec une équipe du Max Planck Institute de Dresde, a filmé les embryons et les larves du ver annélide. Duygu a suivi les divisions et destinées des cellules, et établit l'origine cellulaire de l'organisation segmenté du ver.

  • Novembre 2017 : des cellules épithéliales dans des capillaires artificiels

    Dans un article publié en novembre 2017 dans la revue Nature Communications, l’équipe « Cell Adhesion and Mechanics » de Benoit Ladoux et René-Marc Mège en collaboration avec le Mechanobiology Institute de Singapour a pu étudier les mouvements collectifs générés par les cellules épitheliales lorsqu’elles se trouvent confinées dans des microtubes.

  • Novembre 2017 : Prix de meilleure présentation au forum de l’école doctorale BioSPC et prix coup cœur des donateurs de la fondation ARC

    Djihad HADJADJ, doctorant à l’Institut Jacques Monod au sein de l’équipe « Pathologies de la Réplication de l’ADN » a été récompensé par le prix de la meilleur présentation orale par l’école doctorale BioSPC lors d’un forum qui s’est déroulé les 9 et 10 novembre. Le vote de l’ensemble des participants lui a permis de remporter le premier prix parmi 27 autres présentations orales portant sur divers domaines de la biologie. Un second prix lui a été également remis lors des 21eme journées jeunes chercheurs de l’ARC qui se sont déroulées les 16 et 17 novembre.

  • Novembre 2017 : Un Nouveau Mécanisme de Ségrégation des Chromosomes dans l’Ovocyte de C. elegans

    Dans un article accessible en ligne depuis le 14 Novembre et paru dans Nature Communications, Kimberley Laband dans l’équipe Dumont vient de découvrir un mécanisme atypique de ségrégation des chromosomes essentiel à la formation d’ovocytes fécondables chez C. elegans.

  • Octobre 2017 : Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2017

    Amandine Molliex, post-doctorante à l’Institut Jacques Monod est lauréate de la Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2017. La Fondation L’Oréal a remis à 30 jeunes femmes scientifiques au parcours d’excellence une bourse (15 000€ pour les doctorantes et 20 000€ pour les post-doctorantes) afin de les accompagner à un moment charnière de leur carrière.

  • Septembre 2017 : Les chats sont-ils liquides ou solides ?

    Marc-Antoine Fardin, chercheur dans l’équipe Adhésion cellulaire et mécanique à l’IJM a reçu le prix Ig Nobel de physique ( entendre « ignobel ») de l'Université Harvard à Cambridge, Massachusetts, États-Unis, le 14 septembre 2017 pour son étude « les chats sont ils liquides ou solides ?. Les prix Ig Nobel récompensent les réalisations qui font d'abord rire les gens, puis les faire réfléchir. Les prix sont destinés à célébrer l'insolite, à honorer l'imaginaire - et à susciter l'intérêt des gens pour la science, la médecine et la technologie.

  • Septembre 2017 : une marque épigénétique spécifique responsable de l’initiation de la réplication dans l’hétérochromatine

    Avant sa propre division, la cellule doit dupliquer fidèlement son matériel et patrimoine génétique via le mécanisme de la réplication de l’ADN qui se déroule pendant la phase-S. Cependant, cette phase-S a un temps limité pour réaliser cette duplication. La réplication doit donc débuter à plusieurs endroits du génome et à différents moments au cours de cette phase-S pour répondre à ce « cahier des charges ». L’association de l’équipe d’Eric Julien de l’Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier, de l’équipe d’Aloys Schepers du Helmholtz Zentrum München en Allemagne avec l’équipe « Pathologie de la réplication de l’ADN » sous la responsabilité de Jean-Charles Cadoret et Giuseppe Baldacci a mis en évidence le rôle de la marque épigénétique H4K20Me3 dans le processus de l’initiation de la réplication. Ce travail est publié dans The EMBO journal et met pour la première fois en lumière le rôle direct d’une marque épigénétique dans le contrôle temporel de l’initiation de la réplication au sein des régions hétérochromatiniennes.

  • Juillet 2017 : Les introns protègent les génomes eucaryotes de l’instabilité génétique

    Parmi les nombreuses séquences d’ADN non codant que comportent les génomes, les « introns » sont des portions de gènes copiées dans l’ARN, puis éliminées, sans fonction apparente dans de multiples situations. En combinant des approches de génomique et de biologie moléculaire chez différentes espèces de levures et chez l’humain, une équipe internationale, menée par Benoit Palancade à l’Institut Jacques Monod, vient de révéler que ces séquences s’opposent à la formation d’hybrides ADN-ARN (ou « R-loops »), des structures génotoxiques qui mettent en péril la stabilité du génome. Ces travaux sont publiés ce mois-ci dans la revue Molecular Cell.

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