Toutes les actualités de l'IJM depuis 2010

  • Mars 2019 : Le contrôle temporel de la réplication de l’ADN est-il constant tout au long de la phase S ?

    Avant chaque division cellulaire, le génome complet de la cellule doit être entièrement et fidèlement dupliqué pour que l’intégralité de l’information génétique soit transmise à chacune des cellules filles. Cette duplication s’effectue selon un programme de réplication complexe pendant la relativement brève phase de synthèse (phase S). La réplication démarre en de multiples sites du génome appelés origines de réplication. Ces sites sont au nombre de dizaines de milliers dans les génomes de vertébrés. Leur déclenchement est organisé dans le temps. Ainsi certaines régions sont répliquées en début, milieu ou fin de phase S. Le contrôle du moment de réplication de ces régions est très conservé dans l’ensemble des cellules d’une population. A ce jour, les mécanismes et les facteurs moléculaires responsables de l’établissement de ce contrôle restent très peu connus. Les chercheurs de l’équipe de Marie-Noëlle Prioleau se sont intéressés à évaluer le degré de variabilité de ce programme temporel pour identifier les mécanismes potentiels impliqués dans cette régulation.

  • Janvier 2019 : quand Transcription rencontre Réplication

    Comment les cellules font-elles face à leurs propres contradictions? Pour assurer l'expression, le maintien et la propagation de son génome, la cellule doit mettre en place des activités enzymatiques potentiellement conflictuelles, la transcription et la réplication. Dans un article récemment publié dans la revue eLife, les chercheurs de l’équipe Libri montrent, chez la levure S. cerevisiae, que les facteurs de réplication se liant à l'ADN pour définir les endroits d'où la réplication est initiée, "protègent" également ces sites de la transcription avoisinante, qu'ils terminent. Et que les niveaux faibles de transcription qui néanmoins envahissent ces sites, influencent l'activité de réplication.

  • Janvier 2019 : Adaptation de la forme cellulaire à la géométrie de son environnement pour migrer.

    La migration cellulaire est un mécanisme primordial qui assure des fonctions essentielles telles que la mise en place des tissus et des organes au cours du développement ou encore la cicatrisation des tissus endommagés.

  • Janvier 2019 : Les Facteurs Généraux de la Régulation : Gardiens de la fidélité de la transcription

    Qu’est-ce qu’un facteur de transcription ? Le facteur de transcription est une protéine capable de se lier aux promoteurs des gènes afin d’assurer leur régulation en favorisant ou limitant l’initiation de la transcription. Et si ces facteurs étaient capables d’activer l’expression des gènes en empêchant l’initiation de la transcription ?

  • Janvier 2019 : Comment le contexte geométrique et mécanique affecte le désassemblage des filaments d’actine

    Dans un article récemment paru dans P.N.A.S., les chercheurs de l’équipe « régulation de la dynamique d’assemblage de l’actine » à l’Institut Jacques Monod montrent comment le désassemblage biochimique des filaments d’actine peut être régulé par leur contexte physique.

  • Janvier 2019 : Liens entre la localisation des protéines de polarité, le trafic membranaire et le cytosquelette

    La polarité cellulaire est une caractéristique essentielle du développement et du fonctionnement d'un organisme. Elle permet la subdivision de la cellule en différents domaines fonctionnels, tant au niveau de la membrane plasmique que du cytoplasme, assurant une asymétrie dans les fonctions de la cellule. L'établissement et le maintien de la polarité cellulaire sont sous le contrôle de deux principaux modules protéiques bien conservées parmi les métazoaires, incluant respectivement PAR1 et PAR3.

  • 29 décembre 2018 : décès de Jacques Ricard

    C’est avec un grand regret que nous avons appris le décès le 29 décembre dernier de Jacques Ricard qui fut directeur de l’Institut Jacques Monod de 1992 à 1996 et professeur d’Enzymologie à l’Université Paris-Diderot. Il a été également directeur du Centre de Biochimie et de Biologie Moléculaire du CNRS à Marseille de 1980 à 1991, membre de l’Académie Internationale de Philosophie des Sciences et membre correspondant de l’Académie des Sciences. Nous lui devons en particulier d’avoir structuré l’Institut Jacques Monod en départements, qui fut le mode de fonctionnement jusqu’en 2008 et d’avoir été l’artisan d’une orientation « Biologie cellulaire » forte à l’Institut. Ses travaux ont été fondateurs dans le domaine de l’enzymologie, notamment en ce qui concerne la régulation des enzymes via leurs interactions avec leurs substrats et métabolites ainsi que leur environnement cellulaire.

  • Décembre 2018 : BUB-1, une kinase aux multiples fonctions

    Dans un article paru en Décembre dans eLife, l’équipe Dumont de l’Institut Jacques Monod démontre que la protéine kinase BUB-1 contrôle la ségrégation des chromosomes en modulant l’activité de plusieurs protéines aux kinétochores. De manière inattendue, ce rôle de BUB-1 est indépendant de son activité kinase.

  • Novembre 2018 : Comprendre la régénération chez les animaux, l’apport de l’annélide Platynereis

    La capacité qu’ont certains animaux à régénérer des parties importantes de leur corps après une blessure ou une amputation, fascine les biologistes depuis des siècles. L’annélide Platynereis dumerilii fait partie de ces animaux ayant des capacités remarquables de régénération. Ce ver marin est en effet capable de reformer diverses parties de son anatomie suite à une amputation, notamment ses appendices et la partie caudale de son corps. Cette dernière comprend à la fois des structures différenciées variées et des cellules souches responsables de la croissance de l’animal. Dans un article publié ce mois-ci dans Developmental Biology, Anabelle Planques et d’autres membres de l’équipe « Cellule souches, Développement et Evolution » de l’Institut Jacques Monod, en collaboration avec un chercheur de l’Université de La Corogne (Espagne), ont caractérisé la régénération caudale de Platynereis. Ils ont montré qu’il s’agit d’un processus très rapide, qui requiert de la prolifération cellulaire et pendant lequel sont exprimés plusieurs gènes connus dans divers modèles pour leur expression dans des cellules souches. L’origine des cellules participant à la régénération des structures manquantes a été également partiellement dévoilée, suggérant un rôle majeur de la dédifférenciation de cellules adjacentes au plan d’amputation. Cette étude pionnière de la régénération chez Platynereis pose les fondements pour l’identification des mécanismes contrôlant ce processus chez cette espèce et ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension de son évolution à l’échelle des animaux.

  • Octobre 2018 : Une mutation contribuant à l'évolution simultanée de deux organes sensoriels

    Les parties génitales mâles évoluent très vite chez les animaux. L'analyse de cette évolution est cruciale pour comprendre le phénomène de spéciation. Or, les gènes impliqués dans les différences génitales entre espèces sont mal connus. Un travail publié dans la revue Current Biology et issu d’une collaboration entre l’Institut Jacques Monod, le CNRS, le Muséum de Paris, le laboratoire EGCE de Gif-sur-Yvette et deux équipes aux Etats-Unis, constitue une première avancée chez les drosophiles. La mutation d'une seule lettre de l'ADN contribue à la fois à la perte d'organes sensoriels sous le phallus et à l'augmentation de taille d'un peigne sexuel localisé sur les pattes. C'est la première fois qu'on observe que l'évolution entre espèces de deux organes peut avoir lieu via une seule mutation.

  • Mai 2018 : La sensibilité des formines à la biochimie et à la force

    Si les formines sont maintenant bien identifiées comme étant essentielles pour la dynamique de quasiment tous les réseaux d’actine présents dans les cellules, comment l’activité des formines est modulée en fonction du contexte (cellulaire) biochimique et mécanique reste mal compris. Dans un article publié dans eLife, des chercheurs de l’équipe “Régulation de la dynamique d’assemblage de l’actine” de l’institut Jacques Monod, ont révélé que la longueur moyenne des filaments d’actine assemblés par les formines peut être très largement augmentée en présence de profiline, une protéine qui s’associe en complexe avec l’actine monomérique. En revanche, si une force de traction est appliquée à la formine, cette dernière se détache rapidement de l’extrémité du filament et les filaments générés sont plus courts. Comment les cellules limitent le détachement des formines dans les réseaux d’actine sous tension est maintenant une question essentielle pour de prochaines études.

  • Mai 2018 : Observer en temps réel la réparation des cassures double-brin d'ADN chez les êtres humains

    L’ADN de chaque cellule est constamment en train d’être endommagé, et la cellule ne peut survivre sans réparer activement ces dégâts grâce à des systèmes moléculaires spécialisés. De nombreux cancers ont pour origine des défauts dans ces systèmes de réparation de l'ADN. Parmi les dégâts les plus complexes a réparer on citera les cassures double-brin de l'ADN, où une molécule se trouve scindée en deux. Chez les êtres humains ces dégâts sont réparés par un système comprennant pas moins de six protéines distinctes. Afin de comprendre comment autant de composantes s'assemblent en un système fonctionnel, l'équipe "Nanomanipulation de Biomolécules" de T. Strick (Institut Jacques Monod et Ecole normale supérieure) a mis en oeuvre de nouvelles approches nanotechnologiques permettant d'observer en temps réel des complexes de réparation en train d'effectuer leur travail sur des molécules endommagées d'ADN. Ces travaux mettent à jour les redondances fonctionelles qui permettent à ce système de fonctionner de facon efficace et robuste malgré sa compléxité moléculaire. Ils ouvrent la voie vers l'étude quantitative de nouveaux médicaments ciblant ces processus de réparation. Ce travail a été publié le 21 mai 2018 dans la revue Nature Structural & Molecular Biology.

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