Toutes les actualités de l'IJM depuis 2010

  • 29 décembre 2018 : décès de Jacques Ricard

    C’est avec un grand regret que nous avons appris le décès le 29 décembre dernier de Jacques Ricard qui fut directeur de l’Institut Jacques Monod de 1992 à 1996 et professeur d’Enzymologie à l’Université Paris-Diderot. Il a été également directeur du Centre de Biochimie et de Biologie Moléculaire du CNRS à Marseille de 1980 à 1991, membre de l’Académie Internationale de Philosophie des Sciences et membre correspondant de l’Académie des Sciences. Nous lui devons en particulier d’avoir structuré l’Institut Jacques Monod en départements, qui fut le mode de fonctionnement jusqu’en 2008 et d’avoir été l’artisan d’une orientation « Biologie cellulaire » forte à l’Institut. Ses travaux ont été fondateurs dans le domaine de l’enzymologie, notamment en ce qui concerne la régulation des enzymes via leurs interactions avec leurs substrats et métabolites ainsi que leur environnement cellulaire.

  • Décembre 2018 : BUB-1, une kinase aux multiples fonctions

    Dans un article paru en Décembre dans eLife, l’équipe Dumont de l’Institut Jacques Monod démontre que la protéine kinase BUB-1 contrôle la ségrégation des chromosomes en modulant l’activité de plusieurs protéines aux kinétochores. De manière inattendue, ce rôle de BUB-1 est indépendant de son activité kinase.

  • Novembre 2018 : Comprendre la régénération chez les animaux, l’apport de l’annélide Platynereis

    La capacité qu’ont certains animaux à régénérer des parties importantes de leur corps après une blessure ou une amputation, fascine les biologistes depuis des siècles. L’annélide Platynereis dumerilii fait partie de ces animaux ayant des capacités remarquables de régénération. Ce ver marin est en effet capable de reformer diverses parties de son anatomie suite à une amputation, notamment ses appendices et la partie caudale de son corps. Cette dernière comprend à la fois des structures différenciées variées et des cellules souches responsables de la croissance de l’animal. Dans un article publié ce mois-ci dans Developmental Biology, Anabelle Planques et d’autres membres de l’équipe « Cellule souches, Développement et Evolution » de l’Institut Jacques Monod, en collaboration avec un chercheur de l’Université de La Corogne (Espagne), ont caractérisé la régénération caudale de Platynereis. Ils ont montré qu’il s’agit d’un processus très rapide, qui requiert de la prolifération cellulaire et pendant lequel sont exprimés plusieurs gènes connus dans divers modèles pour leur expression dans des cellules souches. L’origine des cellules participant à la régénération des structures manquantes a été également partiellement dévoilée, suggérant un rôle majeur de la dédifférenciation de cellules adjacentes au plan d’amputation. Cette étude pionnière de la régénération chez Platynereis pose les fondements pour l’identification des mécanismes contrôlant ce processus chez cette espèce et ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension de son évolution à l’échelle des animaux.

  • Octobre 2018 : Une mutation contribuant à l'évolution simultanée de deux organes sensoriels

    Les parties génitales mâles évoluent très vite chez les animaux. L'analyse de cette évolution est cruciale pour comprendre le phénomène de spéciation. Or, les gènes impliqués dans les différences génitales entre espèces sont mal connus. Un travail publié dans la revue Current Biology et issu d’une collaboration entre l’Institut Jacques Monod, le CNRS, le Muséum de Paris, le laboratoire EGCE de Gif-sur-Yvette et deux équipes aux Etats-Unis, constitue une première avancée chez les drosophiles. La mutation d'une seule lettre de l'ADN contribue à la fois à la perte d'organes sensoriels sous le phallus et à l'augmentation de taille d'un peigne sexuel localisé sur les pattes. C'est la première fois qu'on observe que l'évolution entre espèces de deux organes peut avoir lieu via une seule mutation.

  • Mai 2018 : La sensibilité des formines à la biochimie et à la force

    Si les formines sont maintenant bien identifiées comme étant essentielles pour la dynamique de quasiment tous les réseaux d’actine présents dans les cellules, comment l’activité des formines est modulée en fonction du contexte (cellulaire) biochimique et mécanique reste mal compris. Dans un article publié dans eLife, des chercheurs de l’équipe “Régulation de la dynamique d’assemblage de l’actine” de l’institut Jacques Monod, ont révélé que la longueur moyenne des filaments d’actine assemblés par les formines peut être très largement augmentée en présence de profiline, une protéine qui s’associe en complexe avec l’actine monomérique. En revanche, si une force de traction est appliquée à la formine, cette dernière se détache rapidement de l’extrémité du filament et les filaments générés sont plus courts. Comment les cellules limitent le détachement des formines dans les réseaux d’actine sous tension est maintenant une question essentielle pour de prochaines études.

  • Mai 2018 : Observer en temps réel la réparation des cassures double-brin d'ADN chez les êtres humains

    L’ADN de chaque cellule est constamment en train d’être endommagé, et la cellule ne peut survivre sans réparer activement ces dégâts grâce à des systèmes moléculaires spécialisés. De nombreux cancers ont pour origine des défauts dans ces systèmes de réparation de l'ADN. Parmi les dégâts les plus complexes a réparer on citera les cassures double-brin de l'ADN, où une molécule se trouve scindée en deux. Chez les êtres humains ces dégâts sont réparés par un système comprennant pas moins de six protéines distinctes. Afin de comprendre comment autant de composantes s'assemblent en un système fonctionnel, l'équipe "Nanomanipulation de Biomolécules" de T. Strick (Institut Jacques Monod et Ecole normale supérieure) a mis en oeuvre de nouvelles approches nanotechnologiques permettant d'observer en temps réel des complexes de réparation en train d'effectuer leur travail sur des molécules endommagées d'ADN. Ces travaux mettent à jour les redondances fonctionelles qui permettent à ce système de fonctionner de facon efficace et robuste malgré sa compléxité moléculaire. Ils ouvrent la voie vers l'étude quantitative de nouveaux médicaments ciblant ces processus de réparation. Ce travail a été publié le 21 mai 2018 dans la revue Nature Structural & Molecular Biology.

  • Mai 2018 : Comment ajuster la biogénèse d’un complexe multiprotéique

    Si de nombreuses activités cellulaires mettent en jeu des édifices protéiques formés de plusieurs sous-unités, les régulations contrôlant leur homéostasie restent mal connues. Un groupe de chercheurs, mené par Benoit Palancade à l’Institut Jacques Monod, a utilisé le complexe du pore nucléaire (NPC) comme paradigme pour déchiffrer les mécanismes qui assurent la biogénèse de tels assemblages, et maintiennent leur stœchiométrie. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature communications, révèlent une boucle de régulation par laquelle la biogenèse des sous-unités du NPC est ajustée en fonction de l’intégrité du complexe.

  • Avril 2018 : Une Nouvelle Brique dans le Mur Cellulaire

    Dans un article publié le 23 avril 2018 et faisant la couverture de Developmental Cell, l'équipe Minc à l'Institut Jacques Monod établit une nouvelle méthode d'imagerie pour étudier la dynamique de l'assemblage des parois cellulaires dans les cellules vivantes.

  • Avril 2018 : Une hélice amphipathique gigantesque pour couvrir les gouttelettes lipidiques

    Les gouttelettes lipidiques (lipid droplets ou LDs) sont des organites cellulaires essentiels, mais la façon dont les protéines qui régulent la fonction des LDs ciblent ces organites est mal comprise. Dans un article de Copic et al., publié le 6 avril dans Nature Communications, l'équipe Jackson-Verbavatz a utilisé une protéine remarquable, la périlipine 4, comme modèle d’étude de l'interaction protéine-LD. Ils démontrent à la fois in vitro et dans des cellules que l'hélice amphipathique exceptionnellement longue de la perilipine 4 peut se lier directement au coeur lipidique neutre des LDs, agissant comme revêtement qui en contrôle la taille.

  • Mars 2018 : Nicolas Minc, médaille de bronze du CNRS

    Nicolas MINC est responsable de l'équipe « Organisation Spatiale de la Cellule » à l'Institut Jacques Monod

  • Françoise Poirier (1954-2018)

    Notre collègue Françoise Poirier est décédée le 2 mars 2018, des suites d’une longue maladie. Au nom des membres de l’Institut Jacques Monod, nous adressons nos plus sincères condoléances à son mari Roger Karess, Directeur adjoint de l’institut, et à ses enfants Elodie et Gabriel.

  • Call for New Group Leaders

    The Institut Jacques Monod (IJM), a leading center of fundamental biological research in Paris, is seeking to appoint several new group leaders. The IJM is comprised of about 30 research groups working in the fields of genetics and genomics, biophysics, cell biology, development and evolution.

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