Toutes les actualités de l'IJM depuis 2010

  • Call for Group Leaders

    The Institut Jacques Monod (IJM), a leading center for fundamental interdisciplinary research in biology, is seeking to appoint at least two talented group leaders. The Institute is comprised of 30 international research groups working in the fields of biophysics, cell biology, development, evolution, genetics and genomics. The IJM is affiliated with the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) and the Université de Paris.

  • Les Nesprines sont des mécanotransducteurs qui distinguent différents programmes de transition épithélium-mésenchyme

    Les complexes LINC sont des assemblages de protéines transmembranaires qui relient physiquement le nucléosquelette et le cytosquelette à travers l'enveloppe nucléaire. Les dysfonctionnements des complexes LINC sont associés à des cancers et des pathologies musculaires. Les rôles mécaniques des complexes LINC dans ces maladies sont mal compris. Pour y remédier, une équipe de l’IJM a utilisé des biosenseurs FRET de tension moléculaire génétiquement encodés dans la nesprine, une protéine du complexe LINC, dans des cellules fibroblastiques et épithéliales en culture.

  • Comment s’établissent les domaines de réplication précoce ?

    Les génomes des vertébrés se répliquent selon un programme temporel précis, fortement corrélé avec leur organisation en compartiments A/B (ouverts/fermés). A ce jour cependant, les mécanismes moléculaires impliqués dans la formation des domaines de réplication précoce restent encore largement incompris.

  • La paléogénétique met en évidence l’introduction des chevaux domestiqués en Asie du Sud-Ouest il y a 4000 ans

    La domestication des animaux sauvages a été une étape essentielle du développement des sociétés. Alors que de nombreux animaux domestiques ont été domestiqués il y a environ 9 à 10 milliers d’années en Asie du Sud-Ouest, essentiellement pour des raisons économiques afin d’augmenter la régularité de l’accès aux ressources de subsistance, les chevaux ont été domestiqués beaucoup plus tardivement, il y a environ 5000 ans.

  • Adiós Corona, le site internet qui décrypte les informations sur la COVID-19

    Pourquoi les rassemblements ne sont-ils pas recommandés pendant l’épidémie de COVID-19 ? Peut-on utiliser un masque après sa date de péremption ? Le coronavirus SARS-CoV-2 résiste-il aux rayons du soleil ? Comment flirter au temps de la COVID-19 ? Quels conseils pour prendre l'avion ? Des études sur le COVID-19 se contredisent : qui a raison, et sur quelles bases ? Létalité, mortalité, surmortalité, R0, kappa : de quoi parle-t-on ? Retrouvez plus de 100 questions-réponses traitées par Adios Corona, une équipe internationnale de 50 scientifiques bénévoles animée par Virginie Courtier-Orgogozo, directrice de recherche à l'Institut Jacques Monod, et Claire Wyart, directrice de recherche à l'Institut du cerveau.

  • Une colle de mouche qui est universelle

    Les insectes peuvent se coller à de nombreuses surfaces. Les bioadhésifs d'insecte représentent une grande source d’inspiration pour le développement de nouveaux matériaux. Chez la mouche Drosophila melanogaster, la larve sécrète une colle qui permet à l'animal de s'accrocher, pendant toute la durée de la métamorphose (plusieurs jours), à une tige, un morceau de feuille ou du plastique (au laboratoire).

  • La transformation des génomes des habitants de la France lors de la protohistoire

    La protohistoire de la France a été rythmée par deux vagues de migration, une durant le Néolithique qui a débuté il y a ~6300 ans et une pendant l’âge du Bronze il y a ~4200 ans. C’est le résultat majeur d’une nouvelle étude paléogénomique publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS) de l’équipe « Epigénome et Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod, Université de Paris, CNRS en collaboration avec des nombreux archéologues et paléoanthropologues français de l’INRAP, du CNRS, des universités et de sociétés d’archéologie.

  • Un mécanisme inédit de polarisation des épithéliums multiciliés

    Les épithéliums multiciliés jouent un rôle important pour la fonction respiratoire. Chez l’humain, les cellules multiciliées sont en particulier nécessaires à la clairance respiratoire, un mécanisme qui permet de renouveler la barrière protectrice de mucus qui protège les poumons contre les pathogènes et les poussières. Des perturbations de la fonction de ces cellules causées par certaines mutations génétiques peuvent ainsi être à l’origine de pathologies respiratoires sévères. Une collaboration internationale entre des équipes de l’IJM et l’Institut Max Planck de Dresde a permis de mettre en évidence un mécanisme inédit permettant de contrôler la direction du battement ciliaire dans un épithélium multicilié.

  • Des pincettes en ADN pour étudier l’interaction entre une médicament et sa cible à l’échelle molécule-unique

    L’efficacité d’un médicament est fortement liée au temps que la molécule médicamenteuse passe accolée à sa cible, typiquement une protéine. Bien souvent si l’interaction est de longue durée la drogue aura un effet plus fort que si l’interaction est de courte durée. Une équipe pluridisciplinaire vient de décrire dans la revue Nature Nanotechnology une nouvelle approche à très haute résolution permettant d’observer, en temps réel, l’interaction d’une seule molécule médicamenteuse avec une seule molécule de cible. Cette observation du « quantum » d’interaction moléculaire ouvre de nouvelles perspectives dans le développement des médicaments mais aussi des anticorps thérapeutiques et de la science des matériaux.

  • Des nouvelles de la troisième humanité: les Dénisoviens

    La base d’une phalange distale provenant de la grotte de Dénisova et contenant de l’ADN exceptionnellement préservé a permis d’obtenir, en 2010, la séquence de son génome et a ainsi mis en évidence une population humaine inconnue jusque-là, les Dénisoviens, une population proche des Néandertaliens. Ils vivaient au Pléistocène moyen et supérieur (au moins entre -195 000 et -50 000 ans) en Sibérie du Sud et au Tibet, et occupait probablement un territoire plus étendu en Asie à cette époque car ils ont laissé des traces de leur génome dans les populations mélanésiennes, et dans une moindre mesure dans des populations asiatiques. Toutefois, sa morphologie était peu connue jusque-là à cause du peu d’ossements identifiés. Dans le cadre d’une collaboration internationale et interdisciplinaire coordonnée par Eva-Maria Geigl, l’équipe Epigénome & Paléogénome de l’Institut Jacques Monod a mesuré et photographié un autre fragment d’une phalange provenant de la grotte de Denisova en Sibérie, analysé son génome et montré que ce fragment correspondait à la partie manquante de la célèbre phalange qui avait permis de déchiffrer le génome dénisovien. Des paléoanthropologues du PACEA, Université de Bordeaux, et du Département d’Anthropologie de l’Université de Toronto, Canada, ont reconstruit l’image de la phalange complète (Figure), analysé morphométriquement la phalange et l’ont comparé aux phalanges des Néanderthaliens et des humains anatomiquement modernes. Cette analyse a montré que la phalange est très proche de celles des humains modernes. Cette proximité contraste avec les molaires et la mandibule récemment identifiée au Tibet qui possédaient des caractères archaïques. Cette mosaïque de caractéristiques morphologiques interroge les scientifiques à la recherche de nouveaux ossements qui permettront de mieux caractériser cette « troisième » humanité.

  • Une stratégie de résistance à un inhibiteur métabolique découverte grâce à la levure

    Les cellules cancéreuses prolifèrent de manière incontrôlée. Ceci s’accompagne d’une capacité accrue à importer les nutriments et à les métaboliser. Le dérivé toxique d’un sucre, le 2-désoxyglucose (2DG), est préférentiellement importé par les cellules cancéreuses et inhibe leur croissance. En utilisant la levure de boulanger comme organisme modèle, les chercheurs ont précisé les effets cellulaires de cette drogue et les mécanismes de résistance associés. Ces résultats sont publiés dans la revue Science Signaling.

  • Une enzyme pas comme les autres fait taire les séquences répétées du génome

    Chez les plantes et les animaux, les protéines histones associées à l’ADN portent différentes modifications chimiques qui répriment soit l’expression des gènes, soit les éléments génétiques mobiles. L’équipe de Sandra Duharcourt vient de caractériser les propriétés inédites d’une enzyme de l’eucaryote unicellulaire Paramecium qui catalyse deux modifications silencieuses différentes et contrôle le silence des éléments transposables. Ces travaux, publiés dans la revue Nature Communications, révèlent que ces deux modifications partagent un rôle ancestral commun qui réduit au silence les éléments transposables.

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