Toutes les actualités de l'IJM depuis 2010

  • Octobre 2018 : Une mutation contribuant à l'évolution simultanée de deux organes sensoriels

    Les parties génitales mâles évoluent très vite chez les animaux. L'analyse de cette évolution est cruciale pour comprendre le phénomène de spéciation. Or, les gènes impliqués dans les différences génitales entre espèces sont mal connus. Un travail publié dans la revue Current Biology et issu d’une collaboration entre l’Institut Jacques Monod, le CNRS, le Muséum de Paris, le laboratoire EGCE de Gif-sur-Yvette et deux équipes aux Etats-Unis, constitue une première avancée chez les drosophiles. La mutation d'une seule lettre de l'ADN contribue à la fois à la perte d'organes sensoriels sous le phallus et à l'augmentation de taille d'un peigne sexuel localisé sur les pattes. C'est la première fois qu'on observe que l'évolution entre espèces de deux organes peut avoir lieu via une seule mutation.

  • Mai 2018 : La sensibilité des formines à la biochimie et à la force

    Si les formines sont maintenant bien identifiées comme étant essentielles pour la dynamique de quasiment tous les réseaux d’actine présents dans les cellules, comment l’activité des formines est modulée en fonction du contexte (cellulaire) biochimique et mécanique reste mal compris. Dans un article publié dans eLife, des chercheurs de l’équipe “Régulation de la dynamique d’assemblage de l’actine” de l’institut Jacques Monod, ont révélé que la longueur moyenne des filaments d’actine assemblés par les formines peut être très largement augmentée en présence de profiline, une protéine qui s’associe en complexe avec l’actine monomérique. En revanche, si une force de traction est appliquée à la formine, cette dernière se détache rapidement de l’extrémité du filament et les filaments générés sont plus courts. Comment les cellules limitent le détachement des formines dans les réseaux d’actine sous tension est maintenant une question essentielle pour de prochaines études.

  • Mai 2018 : Observer en temps réel la réparation des cassures double-brin d'ADN chez les êtres humains

    L’ADN de chaque cellule est constamment en train d’être endommagé, et la cellule ne peut survivre sans réparer activement ces dégâts grâce à des systèmes moléculaires spécialisés. De nombreux cancers ont pour origine des défauts dans ces systèmes de réparation de l'ADN. Parmi les dégâts les plus complexes a réparer on citera les cassures double-brin de l'ADN, où une molécule se trouve scindée en deux. Chez les êtres humains ces dégâts sont réparés par un système comprennant pas moins de six protéines distinctes. Afin de comprendre comment autant de composantes s'assemblent en un système fonctionnel, l'équipe "Nanomanipulation de Biomolécules" de T. Strick (Institut Jacques Monod et Ecole normale supérieure) a mis en oeuvre de nouvelles approches nanotechnologiques permettant d'observer en temps réel des complexes de réparation en train d'effectuer leur travail sur des molécules endommagées d'ADN. Ces travaux mettent à jour les redondances fonctionelles qui permettent à ce système de fonctionner de facon efficace et robuste malgré sa compléxité moléculaire. Ils ouvrent la voie vers l'étude quantitative de nouveaux médicaments ciblant ces processus de réparation. Ce travail a été publié le 21 mai 2018 dans la revue Nature Structural & Molecular Biology.

  • Mai 2018 : Comment ajuster la biogénèse d’un complexe multiprotéique

    Si de nombreuses activités cellulaires mettent en jeu des édifices protéiques formés de plusieurs sous-unités, les régulations contrôlant leur homéostasie restent mal connues. Un groupe de chercheurs, mené par Benoit Palancade à l’Institut Jacques Monod, a utilisé le complexe du pore nucléaire (NPC) comme paradigme pour déchiffrer les mécanismes qui assurent la biogénèse de tels assemblages, et maintiennent leur stœchiométrie. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature communications, révèlent une boucle de régulation par laquelle la biogenèse des sous-unités du NPC est ajustée en fonction de l’intégrité du complexe.

  • Avril 2018 : Une Nouvelle Brique dans le Mur Cellulaire

    Dans un article publié le 23 avril 2018 et faisant la couverture de Developmental Cell, l'équipe Minc à l'Institut Jacques Monod établit une nouvelle méthode d'imagerie pour étudier la dynamique de l'assemblage des parois cellulaires dans les cellules vivantes.

  • Avril 2018 : Une hélice amphipathique gigantesque pour couvrir les gouttelettes lipidiques

    Les gouttelettes lipidiques (lipid droplets ou LDs) sont des organites cellulaires essentiels, mais la façon dont les protéines qui régulent la fonction des LDs ciblent ces organites est mal comprise. Dans un article de Copic et al., publié le 6 avril dans Nature Communications, l'équipe Jackson-Verbavatz a utilisé une protéine remarquable, la périlipine 4, comme modèle d’étude de l'interaction protéine-LD. Ils démontrent à la fois in vitro et dans des cellules que l'hélice amphipathique exceptionnellement longue de la perilipine 4 peut se lier directement au coeur lipidique neutre des LDs, agissant comme revêtement qui en contrôle la taille.

  • Mars 2018 : Nicolas Minc, médaille de bronze du CNRS

    Nicolas MINC est responsable de l'équipe « Organisation Spatiale de la Cellule » à l'Institut Jacques Monod

  • Françoise Poirier (1954-2018)

    Notre collègue Françoise Poirier est décédée le 2 mars 2018, des suites d’une longue maladie. Au nom des membres de l’Institut Jacques Monod, nous adressons nos plus sincères condoléances à son mari Roger Karess, Directeur adjoint de l’institut, et à ses enfants Elodie et Gabriel.

  • Call for New Group Leaders

    The Institut Jacques Monod (IJM), a leading center of fundamental biological research in Paris, is seeking to appoint several new group leaders. The IJM is comprised of about 30 research groups working in the fields of genetics and genomics, biophysics, cell biology, development and evolution.

  • Février 2018 : Un modèle permettant de prédire les effets de la mutation de l’ADN mitochondrial la plus fréquente

    Les maladies mitochondriales résultent d'un dysfonctionnement des mitochondries. Ces organites fournissent plus de 90% de notre énergie. Une quantité insuffisante d’énergie peut entraîner des troubles allant de l'intolérance à l’effort jusqu’à la maladie. Les organes qui demandent beaucoup d’énergie, comme le coeur, le cerveau ou les muscles, sont les plus touchés. Les symptômes peuvent comprendre retard de développement, déficience intellectuelle, incapacité à marcher ou à parler, et bien d'autres complications. Les maladies mitochondriales peuvent résulter des altérations du génome mitochondrial. R. Veitia, de l’Equipe Oncologie Moléculaire et Pathologies Ovariennes l’Institut, a proposé un modèle mathématique qui pourrait aider à prédire le cours de la maladie causée par la mutation mitochondriale la plus fréquente. Ce travail a été publié le 20 février 2018 dans la revue Human Molecular Genetics.

  • Février 2018 : Autoroutes et routes de campagne pour l’ARN polymérase II

    Chez tous les organismes, les ARN polymérases ne transcrivent pas seulement les gènes, mais une fraction beaucoup plus large du génome. La fonction et l’impact de cette transcription omniprésente sur la stabilité et l’expression du génome sont l’objet d’études dans plusieurs laboratoires. Des chercheurs de l’Institut Jacques Monod, Paris, ont montré que beaucoup d’ARN polymérases ne s’arrêtent pas à la fin des gènes qu’elles transcrivent et contribuent de façon significative à la transcription généralisée du génome. Cependant leur progression en dehors des gènes est limitée : des facteurs ou complexes liant l’ADN ont la capacité de réaliser de barrages qui limitent leur « invasion » des régions « sensibles ». Ce travail a été publié en ligne le 19 Janvier dans la revue EMBO J.

  • Janvier 2018 : Un travail de l’IJM parmi les dix découvertes de 2017 selon La Recherche

    Le travail de l’équipe Epigénome et Paléogénome sur l’histoire de la domestication des chats publié en 2017 dans la revue Nature Ecology and Evolution (voir aussi l’annonce sur le site de l’IJM) a été retenu par le magazine La Recherche parmi les 10 découvertes scientifiques de l’année 2017.

Retour en haut de page