Octobre 2017 : Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2017

Amandine Molliex, post-doctorante à l’Institut Jacques Monod est lauréate de la Bourse l’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2017. La Fondation L’Oréal a remis à 30 jeunes femmes scientifiques au parcours d’excellence une bourse (15 000€ pour les doctorantes et 20 000€ pour les post-doctorantes) afin de les accompagner à un moment charnière de leur carrière.

Le Jury, présidé par le Professeur Sébastien Candel, Président de l’Académie des sciences, a sélectionné parmi plus de 1 000 candidates, 20 doctorantes et 10 post-doctorantes, dans divers domaines scientifiques. Toutes ont en commun l’excellence de leurs projets, et la volonté de partager leur passion auprès du plus grand nombre. Une génération de jeunes chercheuses qui chaque jour apporte sa pierre à l’édifice de la science de demain.


C’est lors de l’événement « Génération Jeunes Chercheuses », conférence interactive rythmée de présentations inspirantes, de tables rondes et d’interviews, que la recherche d’Amandine, post-doctorante à l’Institut Jacques Monod a été récompensée avec la remise des bourses 2017 L‘Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO.

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, maladie neurodégénérative, affecte aujourd’hui 5 000 à 7 000 patients en France(1). En recherche médicale, certaines maladies neurodégénératives, ainsi que différentes formes de cancers de l’enfant, sont associées à la production d’une protéine particulière, appelée « senataxin », dont la fonction biologique et le rôle restent à élucider. C’est le sujet de recherche sur lequel travaille Amandine Molliex, post-doctorante à l’Institut Jacques Monod de l’Université Paris-Diderot au sein de l’équipe Métabolisme et fonction de l’ARN dans le noyau. Jeune étudiante brillante, Amandine, après une thèse à Memphis aux Etats-Unis, a décidé de revenir en France pour poursuivre sa carrière. Son laboratoire étudie depuis quelques années la protéine Sen1 chez la levure, homologue à la protéine senataxin conservée chez l’homme. Amandine a commencé à travailler sur les cellules humaines. L’ARN, lorsqu’il est « codant », est un support intermédiaire des gènes pour synthétiser les protéines dont les cellules ont besoin pour assurer leurs fonctions. Mais beaucoup d’autres ARN peuvent être « non-codants ». Lorsque la production de ces derniers n’est pas contrôlée, ils peuvent interférer avec l’ARN codant une protéine par exemple. C’est ce phénomène potentiellement dangereux pour la cellule, « la transcription cachée » (ou pervasive), que la jeune scientifique cherche à analyser pour un jour concevoir des traitements pour lutter contre ces maladies neurodégénératives. « Notre but est d’étudier le mécanisme d’action de senataxin au niveau moléculaire et d’élucider son possible rôle dans la terminaison de la transcription d’ARN non codants chez l’homme ».

https://www.fondationloreal.com/posts/bourses-l-oreal-unesco-pour-les-femmes-et-la-science-2017/fr

1. Association pour la recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique et autres maladies du motoneurone Août 2017 https://www.arsla.org/la-sla-cest-quoi/

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